Karamoko Keïta s’inscrit dans le cercle des écrivains maliens avec son premier recueil de poèmes intitulé Le cycle d’une vie.

https://www.linkedin.com/hp/update/6272831100159164416

C’est avec un immense plaisir que je vous annonce la publication effective du livre intitulé Le cycle d’une vie de mon très cher ami Karamoko KEITA dit Ticostone chez les Éditions Edilivre en France.

En tant que préfacier dudit ouvrage purement poétique, je me permet de vous faire savoir que d’ici 45 jours, une fois le dépôt à la BnF achevé, il sera mis en vente sur les principaux libraires en ligne à savoir Fnac.com, Chapitre.com, Amazon….

De plus, tous les libraires de France, Suisse et Belgique pourront également le commander à travers Dilicom ou directement auprès d’Edilivre. D’ici là, invitez vos proches à commander le livre sur le site Edilivre uniquement. 

N’hésitez pas également à partager et diffuser le lien de présentation du livre par mail, sur Facebook, Twitter…

http://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/825008/s/le-cycle-d-une-vie-2588559a09/

Publicités

La lecture, plus qu’une nécessité…

Chers maliens, chères maliennes.


À vous je m’adresse avec un cœur doublement peiné. Cette publication que je vous livre à présent, j’aurai voulu ne pas l’écrire sur les réseaux sociaux mais il fallait qu’elle prenne tôt ou tard une forme visible et lisible. 

Voilà que cela fait une bonne semaine que j’ai eu à échanger avec une femme de Lettres Béninoise à propos de l’importance de la lecture. 

Ainsi, après ce long échange qui a duré à peu près deux heures et demi, elle à fini par me persuader suite à une série de questions. 

En voici un extrait:
Elle: Monsieur Mamadou, vous étant un jeune poète malien, est-ce que les maisons d’éditions s’impliquent largement dans la production des œuvres littéraires au Mali ?
Moi: Ce n’est pas par ironie que je vais vous repondre. Ces éditeurs, je ne pense même pas s’ils existent au Mali et même s’il y en a, je trouve qu’ils ne s’impliquent pas véritablement dans la production des œuvres littéraires peut-être par peur de ne pas se voir interpeller par nos dirigeants qui semblent museler même la presse en leur guise.

Vous savez, pour que mon livre (Une Seconde Chance ) puisse voir le jour, j’ai eu a contacter certains éditoriaux maliens qu’un auteur Togolais (Je dis bien de nationalité togolaise) m’a invité à connaitre. Mais par finir, j’ai été vachement déçu car ils n’ont même pas pris le moindre temps de regarder les mails que je les envoyait à plus forte raison me les répondre. Je les ai pourtant maintes fois écrit mais toujours sans réponse.

Ainsi voyant mon manuscrit vieillissant dans mon buffet, j’ai finalement contacté les Éditions Edilivre en France et je fus édité au bout de quelques dizaines de jours  après la signature du contrat et les modifications via les BAT.

C’est une occasion pour moi de remercier cet éditorial français qui ne cesse de suer jour et nuit  pour que la jeune cohorte écrivaine de l’Afrique et du monde entier puisse enfin s’exprimer. Non pas parce qu’il publie gratuitement mais parce qu’il accorde un intérêt considérable à l’endroit des jeunes qui ont décidé de faire parler leurs plumes.

Après la publication éffective de mon recueil de poèmes aux Editions Edilivre, j’ai été contacté par bon nombre de jeunes maliens que je préfère garder les noms dans l’anonymat, qui souhaiteraient embrasser une carrière d’écrivain. Je les ai encouragé en leur conseillant des éditoriaux maliens. À défaut de réponses fiables à leurs préoccupations, ils peuvent contacter ceux d’ailleurs. L’essentiel est d’être publié et la suite viendra.

Elle: Je comprends pourquoi un ami me disait que les éditeurs maliens sont dans l’ombre. Rires.
Il y’a de cela quelques mois que j’ai suivie une émission de télé réalité nommée Case Saramaya (AFRICABLE) que je crois qu’elle vient du Mali. Mon étonnement était de voir une candidate en classe de 3e année B.T s’exprimer en une autre langue qui n’est pas le français et pourtant la question posée par la présentatrice était bel et bien en français. J’ai quand même eu un véritable choc. Bon bref, je suis Béninoise et cela me concerne en tant qu’africaine.

Moi: J’en ai entendu parler de cette émission l’année passée mais de surcroit, je n’arrive pas jusque-là à suivre les émissions de divertissement venant de chez moi. Malheureusement.
Vous savez, une chose est sûre et certaine. Tant que les gens auront du dégoût pour les livres, il y aura toujours des lacunes dans leurs expressions et cela ne saurait être remédié que par la lecture.

 Elle: Existe-t-il des bibliothèques dans la capitale malienne? Si oui, quelle est leur part de contribution dans la lecture ?

Moi: La seule bibliothèque que j’ai eu à visiter est celle qui se trouve dans l’enceinte de la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Education( Université de Bamako) et très peu d’étudiants y convergent. J’y étais à plusieurs reprises et je sais de quoi je parle. On m’a aussi insinué qu’il y’a d’autres mais en déficit de documents à jours. La bibliothèque nationale peut-être.

Elle: Et la presse dans tout cela?

Moi: J’ai rarement lu un article sur la littérature dans les journaux du pays et même si elle l’écrit, on tient compte des conditions de vie (Les auteurs issus des familles nanties sont favorisées).
Par contre, elle (la presse) dans les autres pays de la sous région se bat corps et âme dans la promotion des œuvres littéraires et faire connaitre les écrivains par le plus grand public. 

En ce sens, j’apprécie les autorités ivoiriennes, togolaises, sénégalaises…qui sont censés réguler ce domaine de savoir sans tenir compte des conditions de vie des auteurs. C’est le lieu par excellence de dire un grand merci aux hommes et aux femmes qui ont décidé malgré les vents et marrées de donner un coup d’accélérateur à la promotion des œuvres littéraires, qui ont donné et qui continue de donner le goût de la lecture à leurs peuples, sans oublier les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour que les jeunes auteurs ambitieux soient vus par tous à travers la reconnaissance de leurs mérites( Prix, appuis…). Je ne saurai citer les noms de tous ces braves hommes et femmes en l’occurrence messieurs Etty MACAIRE, Président des Écrivains de la Côte d’Ivoire (Côte d’Ivoire), Sébastien VONDOLY, Auteur, Journaliste, Président du CENACLE et PDG des Éditions Continents (Togo) et, mesdames Mireille Bertrand LHERISSON, Consultante internationale, Vice-Présidente exécutive de SMG Global Haïti (Haïti) et Hulo GUILLABERT, Auteure, Conférencière, Directrice de Diasporas Noires (Sénégal). 

Elle: Existe-t-il des jeunes auteurs comme vous au Mali? Si oui, comment est la tension entre vous?

Moi: Oui, il en existe mais les seuls que je connais sont Oumar Sidibé auteur de Une si troublante affaire (Roman), Modibo Dama auteur de Pendule rouillée (Poèmes), Mandjan Camara auteur de Les larmes du coeur (Recueil de poèmes) et Lanfia Sinaba auteur de Révélations sur Amadou Hampâté Bâ (Roman). Ce sont des jeunes très motivés mais peu lus. Je n’ai jamais eu de malentendus avec eux, nous échangeons très souvent et j’espère les rencontrer dans les jours à venir pour des projets que je préfère ne pas en parler pour le moment.
Elle: Je comprends parfaitement cette symbiose entre vous et grâce à ce qui vous unit (l’écriture), la branche reste soudée.

Moi: Rires.

Elle: Chez moi au Bénin, rare est de voir les élèves s’exprimer dans leurs langues vernaculaires dans les écoles. Et puis, dès leur plus jeune âge à l’école les 70% arrivent à faire la lecture correctement. Alors, puisqu’il s’agit de cela, la lecture, pourquoi les autorités en charge de l’école malienne restent les bras croisés ?

Moi: En tant que poète engagé, je suis tout aussi un défenseur des mes valeurs culturelles. Dire que les langues nationales ne méritent pas d’être valorisées dans les institutions éducatives serait sans nul doute s’éloigner de la réalité. Apprendre aux jeunes nos langues vernaculaires n’est pas un mal en soi mais plutôt une nécessité. La seule et unique question que je me pose en ce sens est que même si nous refusons ou interdisons à nos enfants de parler les langues étrangères, pourquoi ne donc pas les inciter à lire dans nos langues nationales? L’essentiel est de lire afin d’avoir un esprit ouvert sur le monde et de connaître les réalités d’autres peuples. Personnellement, je pense que même si les autorités en charge de l’école malienne se battent pour que les choses soient remises sur les rails, leur bataille reste inachevée mais je les encourage quand même à réguiser leurs épées de conquête. Moi j’ai beau crié mais on m’a toujours traité de fou. Pour eux, oui je le suis mais je n’abandonnerai jamais mon petit chemin. 

Elle: Effectivement monsieur Mamadou, quand votre peuple comprendra que la lecture est une arme contre le séisme moral dont vous ne cessez de m’en parler, disons de nous en parler, il triomphera.
Elle: Avez-vous des projets d’écritures?

Moi: Oui, j’ai assez de projets d’écritures. Après Une Seconde Chance qui est un recueil de poèmes déjà paru, j’ai d’autres manuscrits non publiés à savoir deux recueils de pièces théâtrales intitulés Au Nom de l’Honneur et La révolte des épines; trois syncopes à savoir L’Afrique et le Développement: Mythe ou réalité ?, De la campagne à la ville, quel paradoxe et L’ambiguïté entre la sociologie et le griotisme en Afrique; un récit de société à savoir Le sexe dans les aadministrations africaines: Un autre problème dans nos actuelles sociétés sur lequel je compte m’approcher de deux co-auteurs…D’autres ouvrages pourront suivre dans les jours à venir.


Elle: Aviez-vous une fois eu l’idée de créer avec vos amis de plumes une association ou un groupement d’écrivains au Mali ?

Moi: Merci pour cette question que j’attendais impatiemment.
Oui, cela a été toujours mon souhait le plus ardent. J’ai toujours pensé à cela mais je me suis dis que cette idée pourrait venir de quelqu’un d’autre qui a embrassé ce domaine avant moi. Un groupement ou une association d’une corporation est plus représentatif dans un pays. Ce pari la Côte d’Ivoire l’a gagné en créant l’AECI, le Togo aussi à travers le CENACLE. Il nous faut au Mali une association de ce genre à travers laquelle nous auront un statut au même titre que ceux des pays voisins. La créer est une necéssité pour que le peuple malien accorde une importance capitale aux Hommes de Lettres et à leurs écrits.

Elle: En ce sens, certaines personnes se disent qu’ils n’adhèrent pas à une telle idée. Pour eux, il est inutile de faire partir d’un groupement qui ne représente rien. Alors, que répondez-vous à cette réticence de ces personnes?

Moi: Sachez qu’il est rare d’entendre ces termes insignifiants chez un européen. L’africain ne veut pas mourir mais veut goûter au Paradis, chose impossible. Un groupement ne peut être représentatif sans l’entière volonté de ceux qui le composent. Pour qu’un groupement ou une quelconque association soit connu de tous et plus représentatif dans un pays, il faut absolument des personnes qui soient engagées dans cette droite ligne. J’ai du mal à entendre certaines personnes dire qu’ils se réservent d’une corporation qui n’est même pas connue ni dans le pays, ni dans la sous région encore moins dans le monde. Sachez qu’une association ne se crée pas d’elle-même. Ce sont les personnes qui visent un un intérêt commun qui la crée et ce sont ces mêmes personnes qui sont censées la faire connaitre de tous. Acceptons donc de mourir pour aller au Paradis.

Elle: Rires.
Quel est votre mot de fin à l’endroit de tous?

Moi: Mon dernier mot s’adresse aux jeunes maliens qui souhaiteraient devenir écrivains, aux autorités maliennes, aux éditoriaux maliens, à la presse malienne et au peuple malien.
* Aux jeunes maliens qui aimeraient embrasser une carrière d’écrivain, soyez d’abord décisifs, écrivez sur les thèmes d’actualité. Ensuite, prenez la peine d’être précis dans vos écrits afin de mieux orienter vos lecteurs et enfin, aller à la rencontre de ceux qui maitrisent mieux le domaine de l’écriture pour vous servir de piedestaux. 

* Aux autorités maliennes, accordez une place importante aux écrivains à travers les prix, encouragez la création des bibliothèques équipées d’outils didactiques à jour, organisez des concours littéraires à travers tout le pays…

* Aux éditoriaux maliens, soyez à l’écoute permanente des jeunes qui veulent faire parler leurs plumes, proposez des coûts d’édition au goût de tous…

* A la presse malienne, acceptez de faire la promotion des œuvres littéraires en invitant leurs auteurs…

* Au peuple malien, encouragez les auteurs dans leur travail en achetant leurs productions, ayez le goût pour la lecture car c’est en lisant qu’on saura bien de choses sur le monde extérieur et sur le nôtre…

Moi: Merci.

La poésie engagée selon moi…


Bonsoir chers lecteurs,
Bonsoir chères lectrices,

Hier encore était un jour très spécial puisque j’ai partagé des avis avec une amie sur la toile. Elle, moralement était très sincère et juste. Ce n’est pas que je fais un éloge en sa faveur mais juste ce que j’ai ressentie en elle. Emotionnelle, audacieuse et je crois qu’elle est toute aussi austère. Au début, je ne savais pas ce qu’elle voulait savoir au juste mais par finir, elle a fait surface. J’ai tout de suite su qu’elle voulait tout simplement savoir la mission d’un poète engagé. Bref, je ne tarderai pas à vous livrer cet échange de longue haleine qui m’a non seulement permis de m’envoler loin dans les airs, mais aussi qui a suscité un sentiment originel plein de sens dans ma vie.

Voilà un extrait de ce qui a pu bien sortir de notre échange:

Elle: Mamadou, je suis vraiment attachée à la lecture, elle me tient compagnie pendant mes temps libres et en elle, je me sens bien.
Alors, une chose a attiré mon intention dans presque toutes tes publications que tu nous fais lire sur la toile, plus précisément sur Facebook, Twitter…Quand je te lis, je sens une sorte de motivation littéralement appelé engagement dans tous ce que tu fais. Tu ne cesses de nous parler de politique, de social, d’éducation et bon nombre de domaines encore.

Moi: Rires
Oui, je parle en tant que poète et en tant que défenseur de mon peuple. Je le défends, oui je défends ses intérêts auprès des vautours humains qui ont oublié ou qui ignorent leur cause. Je défends et je défendrai d’ailleurs mon peuple car je fais partir de ce peuple opprimé, de ce peuple qui n’en peut plus, de ce peuple qui continue de saigner encore et encore. Je le défendrai, oui je serai toujours à ses côtés

Elle: Cet engagement, est-ce venu de quelqu’un ou d’un fait social qui a pu bien t’intriguer?

Mamadou: Je t’arrête!

Comprend par engagement un certain nombre de critères. On peut être engagé juridiquement, militairement, poliquement, socialement et j’en passe. Ce qui me concerne en tant que poète peu lu, oui je me permets de m’exprimer ainsi, ce qui me concerne moi est la lutte auprès de mon peuple. Alors, être engagé pour moi est un acte volontaire ou une attitude qui a pu bien m’amener à comprendre que j’appartiens à un monde dans lequel je prends position de simple spectateur et je mets ma personne, ma pensée ou mon art au service d’une cause noble.

Pour revenir sur ta question, je puise mon inspiration d’une part de deux poètes qui n’ont pas soufflé le même nombre de bougies; et d’autre part des évènements malheureux qui portent préjudices à ma société. Explicitement dit, ma première source d’inspiration est venue de Aimé CÉSAIRE et de Amaru Kémite FLORIAN quand ils disent succinctement « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du desespoir » et « Beaucoup se disent fiers d’être africains mais combien font de leur mieux pour que l’Afrique soit fière d’eux? ». Ces deux citations, malgré qu’elles ne soient pas de la même époque , laissent voir un point commun. En ce sens, deux questions capitales se soulèvent à savoir : Qui se dit engagé ? et Qui se dit fier de sa couleur ? Ce qui sous-entend que la fierté d’être de telle ou de telle couleur est un mérite reçu lors d’un combat, d’un engagement aux côtés de cette même couleur dont on se réclame. Cependant, il existe forcément une liaison entre les termes fierté et engagement qu’est la lutte noble. Pour moi, qui se dit fier d’être doit accepter de se sacrifier pour demeurer cet être dont il se réclame.

Et d’autre part, au vu des malheureux évènements qui ont secoué et qui continuent d’ailleurs de secouer ma Mère Patrie, l’Afrique, je me suis posé cette question: Si toutefois mon continent doit demeurer dans un chamboulement et continuer de pleurer son tragique destin (les guerres, les coups d’Etat, les dictatures, la corruption, la famine, la sécheresse, les inégalités sociales)… quelle serait alors la participation de chaque individu à amoindrir cette souffrance continentale? Ce questionnement est une sonnette d’alarme qui s’adresse uniquement aux Hommes puisqu’ils se distinguent de l’animal par une faculté de discernement. J’ai donc jugé primordial de me répondre en premier en apportant ma part de contribution à la construction de l’édifice commun qui est de faire parler ma plume à la place de mon peuple, de mon pays, de mon continent. C’est dire ici que le poète transmet un message, un enseignement, qu’il soit moral, psychologique, politique, économique…

Elle: Intéressant.

Pour vous, qui est poète?

Moi: Le poète, c’est toi, moi et lui. Le poète est une personne tout comme le fou et le normal. Le poète est un tout pensant mortel dans un monde meilleur, mauvais voire pire. Le poète est à la fois prophète, souffrance, voyant, observateur,amoureux…

Il est prophète parce qu’il cherche à susciter une réflexion chez ses lecteurs en les transmettant des idées plus ou moins pertinentes. Cette réflexion peut être religieuse, sociale, philosophique.

Il est souffrance car il est placé à part de la société, de façon volontaire ou non, le poète exprime son mal être, qu’il soit lié à sa personnalité, à sa solitude ou à ses expériences.

Il est voyant car il annonce ce qui pourrait résulter d’un fait ou d’une action, Plus loin, le poète est un prédicateur et il éssaie d’établir un lien avec le monde des idées grâce au langage.

Il est observateur de la nature que la nature humaine. Il prend toujours le soin d’observer tout se qui se passe autour de lui afin de mieux le transcrire et le transmettre aux Hommes presque dans les moindres détails.

Il est amoureux car il transmet les sentiments amoureux, soit qu’il souhaite les faire connaître aux autres, soit qu’il s’adresse plus directement à la personne de ses pensées. En plus de cet amour pour une personne, le poète peut être aussi appelé amoureux lorsqu’il a les sentiments profonds pour les choses telles que la nature, l’environnement….et pour les animaux.

Pour finir, je dirai que le poète, à travers les idées qu’il accouche de par sa pensée, n’est pas un arbre qui produit toujours de mauvais fruits. C’est dire ici qu’à travers ses écrits, le poète constitue un noyau central comme la majorité détenue par un pouvoir politique dans l’hémicycle qui, pour lui, les lois votées ne doivent pas être au-dessus des attentes du peuple. Elles doivent être examinées avec précisions de taille et comparées à la vision de l’opinion publique avant d’être promulguées.

Merci.

Elle: Merci infiniment à toi Mamadou pour ta pleine disponibilité.

Écrire des poèmes: COMMENT ÇA MARCHE?

​La poésie ne peut s’enseigner, puisqu’il s’agit de sensations. La poésie, c’est l’expression de la subjectivité. Rien, ni personne, ne doit intervenir entre les émotions du poète et leur retranscription.
On peut à la limite enseigner la forme, entre autre la versification. Puisque, dans une certaine mesure, la versification répond à certaines règles de forme qui peuvent être qualifiées d’objectives.

La poésie, c’est le ressenti, le déclic émotionnel dans notre esprit. Le retranscrire n’est qu’une question d’habilité syntaxique, grammaticale et de vocabulaire.

Pour débuter dans la poésie, il ne faut pas déjà s’infliger les normes syntaxiques et tout le tralala de la forme. Le plus important doit être de s’évader, car la poésie est d’abord un exutoire. Étaler ses émotions, quelles qu’elles soient, vider son cœur. Au fur et à mesure, on immisce dans l’univers complexe de la versification.

Le grand danger quand on veut trop écrire comme Musset, Lamartine ou Hugo, est qu’on risque de tuer notre véritable pensée. A trop donner d’importance à la forme, on en arrive à perdre le fond. Au final, quand on lit le poème, on ne retrouve pas l’idée que nous voulions développer à l’origine. Hugo et les autres avaient fait de l’écriture le centre de leurs vies; ils ne faisaient que ça, du moins en grande partie. Au point qu’ils étaient capables de concilier la profondeur de leurs émotions et la perfection de leurs styles. Ce qui n’est pas donné à tout le monde.

En outre, la lecture est un bon moyen d’appréhender les techniques des autres poètes et de s’y imprégner avant de soi-même se fixer sur celle qui nous convient.”Etranger, si tu veux danser comme nous, regarde nous d’abord danser”. L’autre avantage de la lecture est qu’elle nous inspire. Il se peut que le sujet dont traite un texte évoque en vous l’envie d’aussi écrire dessus, voire d’écrire sur un thème qui s’y rapproche. Donc, lire, lire, lire…

Au final, on ne peut initier quelqu’un à la poésie; on s’initie soi-même. Ne jamais oublier la subjectivité. On n’écrit pas d’abord pour plaire aux autres. Le plus important est que nous ayons parfaitement rendu ce que nous ressentions; le reste n’est que l’habillage. Le plus important c’est le fond. Si en relisant notre texte on retrouve ce que nous voulions exprimer, nous avons atteint notre objectif; c’est cela la poésie. Tout simplement.

Alors, écrivez donc ! Laissez-vous faire ! Les poètes domineront le monde…

Rencontre avec Mamadou NABOMBO, auteur du recueil de poème intitulé Une Seconde Chance paru aux Éditions Édilivre.

– Dans quelle région habitez-vous en France ?
Sinon, dans quel autre pays ?

(Cette question nous permettra de déterminer de quel Club Auteurs vous faîtes partie)
Bonsoir Edilivre,

Bonsoir chers lecteurs et cheres lectrices,

Tout le plaisir est pour moi ce soir de vous parler de mon livre intitulé Une Seconde Chance. Cependant, je tiens à vous remercier et à affirmer toute ma gratitude à toute l’équipe d’Edilivre qui n’a cessé de se faire suer pour que la publication de ce livre soit éffective. Je suis donc honoré de votre accueil chaleureux et merci encore une fois de plus.

A votre premiere question, je dirai que je n’ai pas éffectué un voyage en destination d’autres pays pour me faire éditer. Je suis d’ailleurs un jeune étudiant malien en maitrise sociologie à l’Université de Bamako au Mali d’où mon lieu de résidence.

– Présentez-nous votre ouvrage ?

Mon ouvrage est un recueil de poèmes que j’ai intitulé Une Seconde Chance. Pourquoi Une Seconde Chance?

Une Seconde Chance parce que  finit les temps de l’esclavage, de la colonisation et des indépendances. Les temps ont donc révolus avec chacun ses caractéristiques intrinsèques. De toutes ces trois époques sus-mentionnées, celle des indépendances qui est pour chaque Etat de voler de ses propres ailes fut la plus mouvementée et la plus sollicitée par ceux qui en avaient besoin pour assouvir leur faim. Mais depuis la soufflée de ce vent libérateur jusqu’à nos jours, il s’est révélé de part et d’autre que l’Afrique est devenue un nouveau champ de bataille où plus d’âmes crèvent encore. Alors comme quoi, chaque évènement ou fait germe du passé peut-être que nous avons voulu ou pas qu’il arrive. C’est donc le lieu ici de donner un nouveau agencement de pouls, un nouveau coup d’accélérateur à notre Mère-Patrie afin que nous puisons enterrer les armes de division et oublier nos offenses dans le but de battir un monde  neuf que j’ai donné le titre Une Seconde Chance à mon ouvrage.

– Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Ce n’est ni par complaisance ni par névrose que j’ai décidé d’écrire ce livre. Ce qui m’a poussé à l’écriture résulte des malheureux évènements que traverse mon continent l’Afrique. Amoureux des Lettres que je suis, je me suis un moment posé cette question : Quel est ma contribution face à cette impasse que traverse mon continent ? Bref, je sais que je ne suis pas le seul à me poser cette question mais elle est noble pour tout individu qui prête son encre à sa plume. En éffet, j’ai écrit ce livre car selon un contemporain, les lettres nourrissent l’âme, la corrige et la rectifie. Fier dans ma peau noire, j’ai donc écris ce livre pour que chaque africain prenne conscience afin qu’il laisse un beau sourire aux lèvres de la génération future.

– À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
En écrivant ce livre, j’ai n’ai aucunement pas eu l’intention de l’adresser à une frange humaine bien spécifique. Je suis entré en contact avec les hommes, les femmes, les vieux, les jeunes et même avec les enfants pour comprendre ce qu’ils attendent vraiment d’un poète. A la longue, j’ai apprehendé leur perception sur leur milieu de vie et je me suis rendu compte qu’ils aspirent tous à un désir commun qu’est une Afrique unie et paisible. C’est au vu de ce contact personnel que mon premier livre s’adresse à tous les peuples africains sans distinction de sexe, de race, d’ethnie, de réligion, d’idéologie et j’en passe.

– Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Un message fort, oui un message très fort et haut d’ailleurs. Ce message s’adresse particulièrement à tout un chacun de nous mais plus généralement aux nouveaux dirigeants africains et leurs peuples. Bref, ce livre se veut transmetteur d’un message de réconciliation entre les peuples africains, de paix en dehors de toute injustice. Plus loin, ce présent livre se veut également un médiateur entre les peuples et ceux qui ont prêté serment d’être leurs garants.

– Où puisez-vous votre inspiration ?
A l’instar de tous les poètes (d’Afrique comme d’ailleurs), je puise mon inspiration d’un constat, d’une émotion plus ou moins affective, d’un évènement ou d’un fait plus ou moins malheureux ou même d’un être. Cependant, deux assertions tirées du martiniquais et l’un des hydres de la Négritude, Aimé Césaire et de Amaru Kémite Florian, poète congolais de la nouvelle génération m’ont plus remarqué selon lesquelles ils disent succintement « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir »,  » Beaucoup se disent fiers d’être africains mais combien font de leur mieux pour que l’Afrique soit fière d’eux? ». Certes oui, ces deux illustres hommes de Lettres ne sont pas de la même époque mais visent tous un intérêt commun qu’est l’épanouissement des africains. C’est justement le lieu par excellence de dire que ce sont de ces deux  auteurs que vienne ma source d’inspiration poétique. 

– Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Qui parle de projets parle absolument de moyens, moyens financier, humain, social et tant d’autres. En effet, dire que je suis capable de réaliser tel ou tel projet pour le moment réleverait d’une erreur de ma part peut-être. Mais, comme nous savons que le commun des mortels aspire à realiser un bien fondé dans l’avenir, alors je ne saurai être en marge de ce constat général. Moi personnellement, mes projets pour l’avenir n’est pas chose nouvelle. Un peu de paille, d’eau et de feu pour que chaque africain puisse vivre mieux dans sa peau sans haine et dans le partage .

 -Un dernier mot pour les lecteurs ? A chaque lecteur et lectrice, ne nous laissons pas emporter par le vent destabilisateur et corrupteur, ne fuiyons pas les ballets d’honneur au profit de la paresse, ne croisons pas alors les bras en attendant un espoir nouveau car comme le disait l’ancien Président malien Alpha Oumar Konaré « Ces terres si poussiéreuses, si arides et si pauvres, nul ne peut les sentir et les servir mieux que nous ». Il y va donc de l’intérêt de tout un chacun de nous d’apporter sa pierre salvatrice dans la construction et dans l’unification de notre chère Afrique en s’aimant, en s’entraidant mutuellement et en échangeant pour que cette paix dont nous aspirons ne soit pas un vain mot mais plutôt un comportement. Ensemble, serrons-nous la ceinture pour que nos nations émergent vers un développement durable et crédible. 

          Je vous remercie. 

Biographie de Mamadou NABOMBO

Né le 19 Décembre 1990 à Mopti dans la région de Mopti communément appelée “La Venise Malienne”, NABOMBO Mamadou est l’auteur de Une Seconde Chance, un recueil de poèmes qui est pour l’instant sa seule œuvre littéraire publiée le 16 Juillet 2015 dans les Editions Edilivre.

Poète engagé de la nouvelle génération, il est né d’une famille musulmane, son père Oumar est originaire de Kagnio, un village séparé de Mopti par le fleuve Niger. Sa mère KEMESSO Djélika est originaire de Konna, une localité située à soixante-dix kilomètres au nord de Mopti.

Parlant de sa vie, il part avec ses parents en destination pour la Côte d’Ivoire quelques mois après sa naissance. Par faute de résidence à Bouaké, ville située au centre nord dudit pays, ils furent obligés d’y quitter pour une nouvelle destination mais cette fois-ci pour un pays sahélo-sahélien qui est le Tchad. Après quelques mois seulement dans ce pays, ils parvenaient à subvenir normalement à leur besoin financier .Ainsi, étant beaucoup imprégnés dans l’Islam, ses parents décidèrent de se rendre en Arabie Saoudite pour accomplir l’une des recommandations de l’Islam: Le Pèlerinage à la Mecque. Pour ses parents comme pour tous les musulmans, cet acte de piété est un pilier de la religion musulmane mais n’est pas obligatoire lorsque les moyens financiers ne le permettent pas. Ainsi à la fin de ce pèlerinage, ils se retournèrent en Côte d’Ivoire pour s’y installer définitivement.

Mamadou NABOMBO se voit très tôt inscrit à l’école primaire publique de Badasso, un petit village situé à une centaine de kilomètre de Bouaké. Il y obtint son CEPE et fut orienté au Collège Moderne Bad Tiéningboué dans le département de Mankono. Ainsi, trois ans plutard déclenche la guerre politico-militaire et il fut obligé de mettre un terme momentané à ses études et d’ailleurs c’est en ce moment précis que les zones qualifiées de zones “rebelles” (Zones centre-nord-ouest) n’avaient plus accès à l’école. Les élèves de ces zones ont dû alors prendre un retard scolaire car presque toutes les classes étaient pillées et la vie des professeurs était menacée. Quelques années plutard, certains spécialistes de l’école ivoirienne (Proviseurs, censeurs, éducateurs, professeurs…) se sont réunis pour tenter de trouver une solution immédiate afin que les classes reprennent pour le bien-être de tous.

Ainsi donc, après certaines concertations de longue haleine, quelques établissements des grandes villes reprennent à petit feu leur fonctionnement. Mais cette fois-ci, il fut obligé de quitter Tiéningboué pour Bouaké afin de pouvoir poursuivre ses études. C’est ainsi qu’il va s’inscrire au lycée Moderne 2 de Bouaké et décroche son BEPC la même année. Un autre diplôme lui a été décerné pour ses mérites bien avant celui du BEPC.

Orienté en Seconde A, Mamadou qui voit tous ses amis orientés en Seconde D permute alors de classe. A la demande de sa mère qui souhaita le voir poursuivre ses études au bercail, il n’a donc pas eu le choix de s’opposer aux recommandations de celle-ci et fut aussitôt inscrit au Lycée Moderne de Mopti, dans sa ville natale. C’est en Juin 2010 qu’il décrocha le BACCALAUREAT Malien en série Langue et Littérature avec brio et sous l’admiration de ses professeurs. Orienté depuis lors à l’Université de Bamako plus précisément à la Faculté des Lettres-Langues, Arts et Sciences Humaines devenue l’Université des Lettres et des Sciences Humaines en 2011, cet étudiant en 4ème année fut sanctionné par le Diplôme d’Etudes Universitaires Générales(DEUG) en 2013 et obtint une Licence en Sociologie l’année suivante. Ambitieux et engagé, il appelle la jeunesse africaine en général et malienne en particulier à la lecture et à s’engager dans la lutte émancipatrice pour le développement du continent.

Enfin, avec ses contemporains, il finit par dire que ‘’Le changement ne viendra pas vers nous tant que nous ne faisons pas le premier pas décisif vers lui. Ayons donc la ferme volonté de courir vers lui pour qu’il s’accole à nos talons ».